Sept fiches pour commencer. Chaque valeur a été relue sur le texte consolidé EUR-Lex à la date indiquée en bas de fiche ; la source officielle fait toujours foi.
Règles de l'air · SERA.5001, SERA.5005, SERA.5010 et arrêté du 11 décembre 2014
Minima VMC en vol VFR
- Espaces F et G, à 3 000 ft AMSL ou 1 000 ft ASFC et en dessous (la plus haute des deux) : visibilité 5 km, hors des nuages et le sol en vue. En France (arrêté du 11 décembre 2014, FRA.5001), la visibilité peut descendre à 1 500 m pour un avion à 140 kt IAS ou moins.
- Espaces C, D et E dans la même tranche, et tous les espaces au-dessus, jusqu'au FL 100 : visibilité 5 km, 1 500 m horizontalement et 1 000 ft verticalement des nuages.
- Au FL 100 et au-dessus : visibilité 8 km, mêmes distances aux nuages.
- Zone de contrôle : sans clairance, pas de décollage, d'atterrissage ni d'entrée dans le circuit si le plafond est inférieur à 1 500 ft ou la visibilité au sol inférieure à 5 km (SERA.5005 b). Le VFR spécial (SERA.5010) se fait de jour, hors des nuages et en vue du sol, avec au moins 1 500 m de visibilité et 140 kt au plus ; le contrôle ne le délivre pas sous 1 500 m de visibilité au sol ou 600 ft de plafond, et la VAC du terrain peut imposer plus.
À retenir : « hors des nuages et le sol en vue » n'est pas une autorisation de voler dans 1 500 m de visibilité à 500 ft. Le plafond, le relief et le vent font partie de la décision.
Exploitation · Part-NCO, NCO.OP.125 et AMC1 NCO.OP.125(b)
Carburant : la réserve finale
- Depuis 2022, la règle ne fixe plus de durée : le commandant de bord planifie une réserve finale, qu'il protège pour garantir un atterrissage en sécurité, en pesant la gravité d'une panne sèche pour les personnes et les biens, puis la probabilité d'imprévus.
- Il n'entreprend le vol que s'il emporte de quoi rejoindre la destination (et le dégagement s'il en faut un) plus cette réserve finale, compte tenu de la météo, des performances, des retards et aléas prévisibles.
- L'AMC de l'EASA donne les valeurs de référence de la réserve finale pour un avion : 30 minutes à vitesse d'attente à 1 500 ft au-dessus de la destination en VFR de jour, 45 minutes en VFR de nuit et en IFR, et 10 minutes seulement pour un vol local de jour qui reste en vue de son terrain.
- Entamer la réserve finale en vol, c'est une situation d'urgence à déclarer, pas une marge de confort.
Au club : la jauge se vérifie visuellement, le calcul se fait avec une consommation réelle (pas celle du manuel à puissance idéale), et la réserve finale se décide avant de décoller, pas en vol.
Licences · Part-FCL, FCL.060
Emporter des passagers : l'expérience récente
- Pour voler avec des passagers, le pilote doit avoir effectué, dans les 90 jours précédents, au moins 3 décollages, 3 approches et 3 atterrissages comme pilote aux commandes, sur un avion de la même classe ou du même type.
- De nuit : au moins un de ces décollages et atterrissages doit avoir été fait de nuit, sauf si le pilote détient une qualification IR.
- Si l'expérience récente est perdue, il suffit de la reconstituer en solo, ou en double commande avec un instructeur, avant de reprendre des passagers.
La règle se vérifie sur le carnet de vol avant d'accepter un passager, pas en pensant « j'ai volé récemment ».
Licences · Part-FCL, FCL.740.A
Proroger sa qualification SEP
La qualification de classe SEP (terrestre) est valable 2 ans. Pour la proroger, deux voies :
- Par l'expérience, dans les 12 mois précédant l'expiration : 12 heures de vol sur la classe, dont 6 heures comme commandant de bord, 12 décollages et 12 atterrissages, et un cours de remise à niveau d'au moins 1 heure de vol avec un instructeur (FI ou CRI), qui choisit les exercices ; on en est dispensé si l'on a réussi, sur n'importe quelle classe ou type d'avion, un contrôle de compétences, un examen pratique, une évaluation pratique EBT ou une évaluation de compétences.
- Par un contrôle de compétences avec un examinateur, dans les 3 mois précédant l'expiration.
Qualification expirée ? C'est un renouvellement, avec un réentraînement évalué puis un contrôle de compétences. Le détail, étape par étape, est sur la page
Renouvellement SEP de l'espace cours.
Licences · Part-FCL, FCL.140.A
LAPL(A) : les conditions pour continuer à voler
- La LAPL n'a pas de qualification de classe à proroger : le pilote doit satisfaire en permanence à des conditions d'expérience récente.
- Dans les 2 dernières années, sur avion ou TMG : 12 heures de vol comme commandant de bord, en double commande ou en solo supervisé par un instructeur, comprenant 12 décollages et 12 atterrissages et un cours de remise à niveau d'au moins 1 heure avec un instructeur, qui choisit les exercices.
- À défaut : réussir un contrôle de compétences LAPL(A) avec un examinateur, sur le programme de l'examen pratique.
- Depuis l'amendement 13 des AMC (2025), l'entraînement avec l'instructeur comprend un briefing sur la gestion des menaces et des erreurs et des exercices de décrochage choisis avec lui.
Médical · Part-MED, MED.A.045
Validité du certificat médical
- Classe 2 (PPL) : 60 mois jusqu'à 40 ans (un certificat délivré avant 40 ans cesse d'être valable à 42 ans), 24 mois de 40 à 50 ans (délivré avant 50 ans, il cesse d'être valable à 51 ans), 12 mois après 50 ans.
- Médical LAPL : 60 mois jusqu'à 40 ans, 24 mois après 40 ans.
- La visite de prorogation peut être passée jusqu'à 45 jours avant l'expiration : la nouvelle validité court alors à partir de la date d'expiration, pas de la visite.
- Un PPL qui ne détient plus qu'un médical LAPL ne peut exercer que les privilèges de la LAPL.
Toute baisse de l'aptitude (maladie, traitement, intervention) impose de consulter son AME avant de revoler, même avec un certificat en cours de validité (MED.A.020).
Exploitation · Part-NCO, NCO.GEN.135 et Part-FCL, FCL.045
Documents à bord
À bord de chaque vol, en original ou en copie sauf mention contraire :
- le manuel de vol (ou document équivalent) ;
- l'original du certificat d'immatriculation et l'original du certificat de navigabilité ; le certificat acoustique, la liste des agréments spécifiques et la licence radio, le cas échéant ;
- le certificat d'assurance de responsabilité civile ;
- le carnet de route (ou équivalent) et le plan de vol s'il a été déposé ;
- les cartes à jour de la route prévue et des déroutements plausibles, les procédures et signaux d'interception, la LME si l'avion en a une, et toute autre documentation utile au vol ;
- et, pour le pilote, sa licence et son certificat médical en cours de validité, avec une pièce d'identité avec photo (FCL.045).
Tolérance pour les vols locaux qui décollent et atterrissent sur le même terrain : les documents de l'avion (immatriculation, CDN, assurance, carnet de route…) peuvent rester au bureau de l'aérodrome. Au club, la pochette de l'avion les regroupe : la prévol commence par vérifier qu'elle est là et complète.